Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /Nov /2009 23:13

Bonjour à vous, ô fidèles adhérents occasionnels (la contradiction est voulue) de notre cher parti : Le P.R.O.U.T. , rassemblés autour de valeurs fortes telle que l’humour, la décontraction, mais surtout la réflexion sur nos sociétés et nos politiques (avec la bonne ambiance en plus).


Je suis le fondateur et actuel régent de la commission culturelle de notre cher parti, et j’ai l’honneur d’être le premier commissaire à présenter son activité, aussi modeste soit-elle, sur le piédestal en pixel de notre glorieuse tribune informatique.

Alors, me direz vous, pourquoi mettre en valeur une commission culturelle dans le programme d’un parti politique? Et bien parce que justement, vous qui vous noyez dans les âpres effluves de démagogie que vos représentants trouvent judicieux d’exhaler afin de s’accaparer le maximum de vos bulletins électoraux (et avec les chiffres actuels de l’abstention peut-on réellement les blâmer? La réponse est oui), justement donc, un parti tel que le Parti Révolutionnaire pour l'Organisation Unitaire des Travailleurs, qui n’a pas oublié en chemin de se constituer une idéologie forte (…notamment en second degrés) se doit de penser un projet politique complet pour améliorer nos sociétés, et, que vous soyez adepte de Karl Marx ou de Friedrich Nietzsche, vous reconnaitrez que cela passe aussi par une reconsidération du rôle de la culture.


Le premier point de notre programme, s’il en est, est de ne jamais prendre pour acquis une critique quelle qu’elle soit, ce qui n’est pas très original en somme, mais plus dis que fait dans le domaine qui nous concerne. Ainsi si vous ne jurez que par les portions de culture que Pierre Bourdieu qualifierait de « légitime », tout un chacun pourra considérer que vous êtes doté d’un fort capital culturel, que par conséquent vous êtes le mieux placé pour juger de la qualité de toute production artistique, vous êtes d’ailleurs certainement très snob. Et bien le P.R.O.U.T. dira, rien n’est assez légitime pour qu’on le jugea exhaustivement comme tel et toute conclusion définitive sur la validité d’une œuvre pourra être remise en cause.

Loin d’être une critique de la sociologie de la culture bourdieusienne que le commissaire à la culture, que je suis, tient en très haute estime, ni d’être une remise en cause totale de l’existence d’une hiérarchie dans la légitimité des œuvres d'art et des pratiques culturelles, ce que dit le P.R.O.U.T., c’est que la légitimité n’est pas toujours là où on la cherche, et presque jamais là où tout le monde la met.

Aussi, vous qui n’aimez pas le rap français, et qui considérez que des rappeur comme Booba incarne le degrés zéro de la culture française, sachez que c’est probablement le seul artiste depuis la mort de Léo Ferré à citer comme référence Isidore Ducasse, dit Comte de Lautréamont (voir son portrait par Félix Valotton en vignette de l'article), auteur des Chants de Maldoror, l’une des sommités absolues de la poésie française de la fin du XIX° (cf. le texte de la chanson Le Crime Paie, artiste : Lunatic, album : Hostile, 1996). Etonnant non?


« Plus les hommes seront éclairés, et plus ils seront libres! », a dit Voltaire. Vous savez ce qu’il reste à faire. Commencez d’abord par identifier les absurdités et les non-sens débités dans cet article, vous êtes sur la bonne voix!


A la prochaine et n’oubliez pas :


Lâchez-vous avec le P.R.O.U.T. !

Par Le P.R.O.U.T - Publié dans : culture
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